
Pour un insulaire, tendre la main vers un sachet de canistrelli corses est un geste acquis rapidement après la naissance. À croire que la consommation de ces biscuits propres à l'île est génétiquement programmée. Et pour cause quand on les découvre, on regrette aussitôt de ne pas l'avoir fait plus tôt. C'est tout bonnement exquis.
Dans l'existence, il y a toujours une première fois... Sur l'Île-de-Beauté, ce peut être - entre autres découvertes – une première bouchée de canistrelli corses. Ces biscuits se trouvent partout chez l'habitant et dans les commerces jusqu'aux contrées les plus reculées. Ils sont mangés secs ou trempés dans un café pour plonger parfois dans un verre de vin.
Cette recette corse se prépare à base de farine blanche - parfois de châtaigne - de sucre et d'huile, pour donner sur sorte de pâte sablée nature. Vendus à ce stade, ils sont déjà délicieux.
Ensuite, la spécialité corse prend un second envol avec les différents ingrédients qui peuvent être ajoutés. À l'origine, les canistrelli corses étaient parfumés à l'anis, au citron, aux amandes, aux raisins. Aujourd'hui de nouveaux ingrédients viennent compléter et moderniser l'offre avec des versions à la vanille, au chocolat et même au vin.
Côté prix, tout dépend de l'origine des canistrelli corses. La version industrielle - de bonne qualité d'ailleurs - est accessible à environ 3 euros la douzaine. Chez un artisan, pour la même quantité, le prix peut doubler ou tripler. Mais, indiscutablement, ils seront encore meilleurs, car moins secs en bouche.